• Peuls, des victimes de violences interethniques orchestrées par les djihadistes

     

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    Peuls (nom prop.)

    1.ensemble de populations de pasteurs musulmans de l'Afrique de l'Ouest.

    peul (n.m.)

    1.langue d'Afrique de l'Ouest parlée par les Peuls.

    peul (adj.)

    1.relatif aux Peuls, populations de l'Afrique de l'Ouest.

     

    Un article sommaire du site Leparisien.fr en date du 05/04/2019

     

     

     

    PUBLIÉ LE 26/03/2019 À 13:47

    Le Mali est sous le choc. Le village d'Ogossagou, situé près de la frontière avec le Burkina Faso, a été attaqué samedi 26 mars. Le massacre, imputé à des chasseurs Dogons, ethnie rivale, est le plus sanglant dans le pays depuis 2013 et la fin des principaux combats contre les groupes jihadistes, menés à l'initiative de la France.

    Trois jours, le bilan s'est encore alourdi, et fait état de 160 morts, ce mardi 16 mars. Un précédent "bilan provisoire" annoncé dimanche par la télévision publique ORTM faisait état de 136 morts. 

    "Le nouveau bilan est de 160 morts et il sera probablement plus lourd encore", a déclaré à l'AFP Amadou Diallo, conseiller municipal de Bankass, principale localité de cette zone située près de la frontière avec le Burkina Faso. Il a dénoncé "une épuration ethnique"

    Les assaillants, en tenue de chasseur, ont d'abord attaqué une position où étaient cantonnés des combattants peuls. Puis ils se sont dirigés vers la maison d'un célèbre marabout, Bara Sékou Issa, qu'ils ont tué avec toute sa famille, ainsi que 18 déplacés qu'il hébergeait. Ils ont infligé le même sort au chef du village et aux siens.

    Ils ont brûlé des maisons et tué des bébés

    "C'est après qu'ils ont attaqué le village, ils ont versé du gasoil sur les cases, les greniers et les hangars, après ils ont mis le feu", tuant à coups de machette ceux qui tentaient d'échapper aux flammes, témoigne Bara Dicko, un villageois de Bamako. "Je n'ai jamais vu ça", confirme Ali Diallo, un homme de 75 ans. "Ils sont venus, ils ont tiré sur les gens, brûlé des maisons, tué les bébés."

    Les rivalités entre ces deux ethnies durent depuis l'apparition, il y a quatre ans, dans le centre du Mali, du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa. Celui-ci recrute prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs. Depuis, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l'agriculture, qui ont créé leurs propres "groupes d'autodéfense". Ces violences ont coûté la vie à plus de 500 civils en 2018, selon l'ONU.

    Lors d'un conseil des ministres extraordinaire, le gouvernement a prononcé la dissolution du groupe de chasseurs dogons "Dan Nan Ambassagou".

    Un article du site RTL.fr


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  • Violences après des rumeurs sur les Roms : un homme condamné à dix-huit mois de prison ferme

    Il s’agit de la première condamnation depuis la série d’agressions visant des Roms, perpétrées la semaine dernière en Seine-Saint-Denis.

    Le Monde avec AFP Publié le 2 avril 2019ager sur Facebook

    Un jeune homme de 19 ans a été condamné, lundi 1er avril, par le tribunal de Bobigny à dix-huit mois de prison ferme pour avoir agressé deux Roumains à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après des rumeurs infondées sur les réseaux sociaux d’enlèvements d’enfants par des Roms, a annoncé, mardi, le parquet. Il s’agit de la première condamnation depuis la vague d’agressions visant des Roms, qui ont été perpétrées la semaine dernière en Seine-Saint-Denis. Trois procès prévus à Bobigny ont été renvoyés.

    Le 26 mars, les deux hommes – qui ne sont pas roms, selon Le Parisien – se trouvaient dans leur camionnette lorsqu’ils ont été pris à partie par une vingtaine d’individus et ont été frappés. Le prévenu, jugé en comparution immédiate, a reconnu sa responsabilité dans l’agression mais affirme ne pas avoir porté de coup, selon le parquet qui précise que le juge a retenu le caractère raciste de l’agression. La peine de prison de cet employé municipal originaire d’Aulnay-sous-Bois n’a pas été assortie d’un mandat de dépôt. Il devra verser 3 000 euros de dédommagement à chacune des victimes.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Agressions contre des Roms : « Depuis l’attaque, on hésite à sortir, à aller faire nos courses, à aller travailler » 

    « Violences extrêmement graves »

    Dans la nuit du 25 au 26 mars, plusieurs agressions ont eu lieu dans le département contre des Roms. A Clichy-sous-Bois notamment, une vingtaine de personnes ont tenté de s’introduire dans un pavillon occupé par des Roms, qui ont dû se réfugier dans un magasin de bricolage situé non loin. Le même soir, à Bobigny, une cinquantaine de personnes armées de couteaux et de bâtons s’en sont prises à des Roms installés au bord d’une nationale. Des camionnettes ont été incendiées. A la mi-mars, une vingtaine de jeunes avaient déjà pris à partie les deux occupants d’une camionnette blanche à Colombes (Hauts-de-Seine).

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    Les Roms, victimes de racismes à des fins électoraliste (Photographie Libération.fr)

    Ces attaques ont eu lieu à la suite de la multiplication de messages infondés sur les réseaux sociaux, qui évoquaient des tentatives d’enlèvements d’enfants ou d’adolescents par des personnes circulant en camionnette dans des communes d’Ile-de-France, notamment dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis.

    Le procureur de la République de Bobigny a dénoncé une « hystérie collective (…) ne reposant sur rien » mais virant à la « chasse à l’homme » et débouchant sur des « violences extrêmement graves ». Qualifiant ces événements de « dérives absolument inacceptables »,le gouvernement avait souligné la nécessité « absolue » de lutter contre les « fake news ».

     

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    Les trois zingaris

     

    (imité de Lenau)

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    Possiblement ces trois là... Photo de Koudelka

                                                  à Édouard Petit

     

    Un jour que mon chariot, par un rude chemin,

    Se tirait lentement d'une pénible ornière,

    Je vis trois zingaris couchés sous un sapin,

    En repos sur la mousse au bord de la clairière.

     

    Le premier qu'enveloppe un coucher de soleil,

    Jouait au violon sa vive cantilène,

    Et, le cœur tout rempli d'u espoir nonpareil,

    Chantait en frissonnant son amour à la plaine.

     

    Le deuxième, étendu sous les feuillages verts,

    Fumait béatement sa pipe parfumée ;

    Ses yeux demi-fermés, oubliant l'univers,

    S'enivraient de bonheur à travers sa fumée.

     

    Le troisième, plus las, en paix fermait les yeux.

    Il avait suspendu sa harpe au bout des branches ;

    La brise, messagère invisible des cieux,

    Apportait à son front le rêve aux ailes blanches.

     

    Ils avaient pour habits de sordides haillons,

    Bariolés ainsi que l'herbe au mois qu'on aime ;

    Mais, ces insouciants, frères des papillons,

    Narguaient le sort douteux dans un mépris suprême.

     

    Ils m'ont appris qu'on peut noyer l'amer chagrin,

    Avec le sans-souci de leur philosophie,

    Dans un creuset de pipe, au cœur d'un vieux crin-crin,

    Dans les bras du sommeil, en dédaignant la vie.

     

    Je poursuivis ma route, et longtemps, bien longtemps,

    Je regardai de loin ces bohémiens sans maître,

    Aux fiers visages bruns, radieux et contents,

    Dans la brume du soir lentement disparaître.

     

     

     

    In, Choix de poésies, Le rêve, P. 285-286, Frédéric Bataille, Paul Dupont éditeur, 1891

     

    Pas révolutionnaire Frédéric Bataille, mais il nous envoie une vision positive du Tzigane ce qui n'est déjà pas si mal... D. Toulmé, le 10 mars 2019

     

     

    Liens :

     

    * La page consacrée à Koudelka sur Filsduvent.kazeo.com


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