• Des empreintes pour mieux suivre à la trace

     

    L'Italie va relever les empreintes des enfants gitans

     

     Dernière mise à jour : le 18/07/2008

     

     

    Reportage

    La Croix-Rouge est chargée du fichage des Roms dans la capitale italienne

    Après ceux de Naples et de Milan, les habitants des camps nomades de Rome vont aussi être fichés. Dans la capitale italienne, ce sont les opérateurs de la Croix-Rouge, avec le soutien de médiateurs culturels, qui sont chargés de faire le recensement. Celui-ci doit débuter dans l'un des 50 camps sauvages de la ville au cours de la semaine.

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    Lundi 14 juillet, le ministre de l'intérieur, Roberto Maroni, a annoncé la poursuite de l'opération. Pas question, selon lui, de "se faire impressionner par les critiques" et le tollé provoqué en Italie et en Europe. Jeudi 10 juillet, le Parlement européen avait adopté une résolution réclamant la fin de ce recensement jugé discriminatoire, sa pratique constituant "un acte de discrimination directe" fondé sur la race et l'origine ethnique.

    Le gouvernement a rejeté avec fermeté ces accusations de racisme. Le ministre des affaires européennes, Andrea Ronchi, a estimé que la résolution du Parlement constituait "l'un des pires aspects de la politique de l'UE (Union européenne)". Le ministre de l'intérieur et haut responsable de la Ligue du Nord, mouvement populiste et xénophobe, a indiqué, lui, que "le recensement des Roms permet de protéger leurs enfants contre des abus, comme la mendicité, et de favoriser leur scolarité". Lundi 14 juillet, il a même prévenu que, selon lui, le modèle de recensement italien finira par être reconnu et adopté par les autres pays européens, afin d'affronter au mieux la question des nomades.

    M. Maroni a annoncé qu'un premier rapport sur le recensement sera envoyé à la Commission européenne d'ici à fin juillet et que, pour la mi-octobre, toutes les opérations seront complétées. Débutera alors, toujours selon le ministre, le deuxième volet du recensement, soit "la scolarisation des enfants" et "la fermeture des campements sauvages".

    A Rome, les fiches seront conservées dans les archives de la Croix-Rouge. Le relevé des empreintes digitales pour les mineurs n'est pas prévu, tout comme les cases "ethnie" et "religion", présentes dans les fiches distribuées à Naples, et qui devraient disparaître. Seules figurent informations d'état civil, sanitaires et biométriques. Chacun des nomades fichés recevra une carte. Elle servira à l'accès aux principaux services publics. La carte pour enfants contiendra aussi des informations sur leur scolarisation.

    La Croix-Rouge et les médiateurs culturels ne seront, cependant, pas seuls. Des carabiniers, en civil, suivront les opérations et s'occuperont de ceux qui ne voudraient pas fournir les informations demandées. Quant à ceux qui ont des antécédents judiciaires, ils pourront être expulsés en tant que "personnes dangereuses".


    Salvatore Aloïse
    Article paru dans l'édition du 16.07.08  Image Hosted by ImageShack.us

     

    UE: les députés votent contre la collecte d'empreintes des Roms en Italie

    Les eurodéputés ont réclamé jeudi la fin des collectes d'empreintes digitales de la population rom en Italie, estimant que cela constituerait "un acte de discrimination directe" fondé sur la race et l'origine ethnique.

    Dans une résolution adoptée en dépit de l'opposition de la droite par 336 voix contre 220 et 77 abstentions, le Parlement demande aux autorités italiennes de "s'abstenir de collecter les empreintes digitales de la population Rom, mineurs inclus".

    Le gouvernement italien a repoussé avec "indignation les accusations de racisme" après l'adoption par le Parlement européen d'une résolution condamnant la collecte d'empreintes digitales des Roms dans la Péninsule.

    "La résolution du Parlement européen d'aujourd'hui est l'un des pires aspects des institutions de l'UE. Nous repoussons avec force et indignation les accusations de racisme", a déclaré Andrea Rochi, ministre italien en charge des Affaires européennes, devant la presse étrangère à Rome.

    Deux poids lourds du gouvernement italien, le chef de la diplomatie Franco Frattini, et le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, étaient venus prêter main-forte à M. Ronchi dans la défense des positions de Rome.

    A Strasbourg, les eurodéputés ont réclamé la fin des collectes d'empreintes digitales des Roms en Italie, estimant que cela constituait "un acte de discrimination directe" fondé sur la race et l'origine ethnique.

    Dans une résolution adoptée en dépit de l'opposition de la droite européenne, le Parlement demande aux autorités italiennes de "s'abstenir de collecter les empreintes digitales de la population Rom, mineurs inclus".

    La résolution estime que cela constituait "clairement un acte de discrimination directe fondé sur la race et l'origine ethnique, interdit par l'article 14 de la Convention européenne des droits de l'Homme".

    Devant les eurodéputés, le commissaire européen aux Affaires intérieures, Jacques Barrot, a expliqué qu'il avait reçu "un certain nombre d'explications" de la part de M. Maroni mais qu'il avait "demandé des précisions supplémentaires".

    L'Italie a promis pour la fin juillet un rapport sur la question, a rappelé M. Barrot.

    "Nous sommes sûrs que notre initiative est à 100% conforme avec les directives européennes", a-t-il assuré.

    Mercredi, quelque 120 eurodéputés, dont les chefs des groupes socialiste, communiste, libéral et Vert, ont envoyé leurs empreintes digitales à Silvio Berlusconi pour protester contre la politique du chef du gouvernement italien envers les Roms.

    Le ministre italien des Affaires étrangères a dénoncé lui aussi "un vote politique basé sur des préjugés", affirmant qu'il eut été normal que le gouvernement italien puisse s'exprimer devant le Parlement européen avant que ce dernier ne se prononce sur le recensement des Roms.

    "Nous sommes indignés par la résolution votée par le Parlement européen", a renchéri M. Maroni, membre du mouvement populiste et anti-immigrés de la Ligue du Nord.

    "Le gouvernement italien ira jusqu'au bout", a-t-il promis, affirmant que le recensement des Roms permettait de protéger leurs enfants contre des abus, comme la mendicité, et permettrait leur scolarité.

    "Nous voulons avec cette mesure redonner la dignité aux "enfants ombre", qui souffrent de trafics d'organe et d'êtres humains", a-t-il assuré.

    Selon le ministre, les Roms dans les campements "font la fête" quand ils doivent donner leurs empreintes car le recensement "est un moyen d'obtenir une identité et donc des droits".

    Le gouvernement a nommé le 30 mai trois commissaires chargés de l'"urgence camps de nomades" à Rome, Milan et Naples, qu'il a chargés de recenser les habitants des campements, au moyen de relevés "signalétiques" et notamment d'empreintes digitales.

    Ce recensement a débuté à Naples et à Milan tandis que la capitale italienne commencera lundi à recenser les habitants des camps, probablement sans relever les empreintes des enfants, selon les promesses du préfet et du maire, Gianni Alemanno.

    Johanna Leguerre AFP ¦ Giusto Catania, député de la gauche européenne, au Parlement européen à Strasbourg le 9 juillet 2008.


    20minutes.fr 10/07/2008 © 2008 AFP

     

     

    26/06/2008

    Le ministre de l'Intérieur italien Roberto Maroni va envoyer les forces de l'ordre dans l'ensemble des camps nomades du territoire pour relever les empreintes digitales de tous les occupants, adultes comme enfants, rapporte la presse ...

    L'Italie veut ficher les Roms

    Cette proposition a été largement critiquée, par des hommes politiques italiens, des personnalités de la culture, de la société civile, de l’UNICEF, de la Commission et du Conseil européen, mais M. Maroni continue malgré tout à soutenir son projet. Le gouvernement Berlusconi est critiqué en Europe et dans le monde démocratique pour ses politiques persécutrices à l’égard des Rroms. Le journal The Independent a qualifié son comportement, dans l’éditorial du 27 juin, « un accès de cruauté » et a défini le ministre Maroni comme un homme « tristement remarqué par son comportement xénophobe ». L’éditorial se termine avec cette considération lapidaire : « Chaque acte de violence populaire contre les étrangers, chaque cas de discrimination officielle contre les Rroms diminue la prétention du pays d’être considéré comme une nation civilisée ».

     

    **********

     
    Pétition contre tout fichage ethnique des Rroms en Italie
     
    Mise en ligne : jeudi 3 juillet 2008

    NON au fichage ethnique des Rroms, avec ou sans empreintes digitales

    Le ministre de l’Intérieur italien, membre de la Ligue du Nord, Roberto Maroni, a annoncé récemment qu’il procéderait au relevé des empreintes digitales des Rroms se trouvant en Italie, y compris des enfants. De la manière la plus cynique, il justifie cette mesure par la nécessité de protéger les mineurs ! Signez la pétition contre tout fichage ethnique des Rroms et empêchez le retour de la peste brune !

    http://www.petitiononline.com/08041971/petition.html

    Cette pétition est une initiative de La voix des Rroms, Rromani Baxt, Centre AVER contre le racisme, Ternikano Berno & Centre culturel gitan.

    Article tiré du site http://balkans.courriers.info

     
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