• Fous et malades sans pays

     

    LE "TYRAN DOMESTIQUE" FRAPPAIT SES ENFANTS

     

          Les Gitans sont des gens comme tout le monde. Il y a dans cette société de gens du voyage des membres dont on entend jamais parler et d'autres, une minorité, qui font les choux-gras des quotidiens dans la rubrique "faits-divers". Ils entretiennent ainsi le cliché du "Gitan inadapté qu'on ne souffre pas près de chez soi".

    Il n'empêche, on ne doit pas tomber dans l'angélisme : il faut dénoncer les abus qui ont lieu ici comme ailleurs et dire "non" quand un acte n'est pas acceptable. Ainsi le triste tableau familial que voici (résumé), tiré du quotidien "La Nouvelle République du Centre-Ouest"* du 17/01/2006.

     

    Un homme de 34 ans, membre de la communauté des gens du Voyage frappait depuis longtemps sur sa compagne et sur leurs 9 enfants.

    Les enfants ont tous été confiés à la DPDS, atteints de "lourds traumatismes physiques et psychologiques".

    Le père de famille n'a reconnu que quelques giffles. Il assume, selon lui, le rôle d'un chef de famille gitan.

    L'Enquête a montré qu'il frappait les siens à coups de manches à balai, qu'il avait menacé plusieur fois de jeter certains de ses enfants à la rivière dans un sac et qu'il voulait les forcer à des vols.

    " Habituellement, les enfants sont protégés chez les gens du Voyage, observe la procureure.  Mais ce père est un vrai tyran domestique ! "

    Le détenu qui a déjà subi 10 condamnations prend trois ans ferme. 2000 euros de dommages et intérêts sont attribués à la partie civile (le président du conseil général).

    Tribunal Correctionnel de Châteauroux

     

    **********

     

    Ce fait-divers m'interpelle à plusieurs titres :

    - Il souligne l'urgence d'une autorité légale, apte à traiter ce genre de problème. La compétence du conseil général, en l'occurence, n'ira pas en-dehors des limites de son cadre, c'est à dire, la vision et les solutions du point de vue sédentaire.

    - Le résultat d'une déculturation progressive. Cette micro-société familiale défaite de ses valeurs traditionnelles, aux pratiques non reconnues par la société sédentaire, livrée à elle-même, a développé un "cancer" en la personne de ce chef de famille. Lui, qui était très certainement une victime à l'origine, a reproduit le schémas qui l'a (mal) construit. La faute au manque de structures ? aux barrières posées parfois au mépris même des lois, par ceux qui les font ? Toujours est-il que cet environnement familial a créé des êtres très handicappés, issus d'une culture déjà très malmenée. Quid de leur devenir ?

    Liens

    * La Nouvelle république du Centre-Ouest

    « Swarte, Vincent dePourquoi non ? »

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