• Malyarka, chanson d'accordailles tsiganes

     

    Malyarka

     

     

     

    1

    E Malyarkitsa

    Geya veshesa

    Yada Pashkale

    Geya dromesa.

     

    2

    Te nashas, te nashas,

    Chayori,

    Dre 'da tiomnenko, ne

    Ratori.

     

    Pripiev

    Ay, dam, taradam, taradam,

    Tay, tay, tay, tay, tay,

    Tay, tay, taraday,

    Tararararara, diday, da.

     

    Ay,tadarada, darada,

    Tay, tay, tay, tay,

    Tay, tay, taraday, taraday,

    Taratarada, dadayda.

     

    Interprétation de Rada

    et Nikolaï Volchaninov

    1

    La petite Maliarka

    Allait dans la forêt

    Ce Pachka allait

    Sur le chemin.

     

    2

    Fuyons, fuyons,

    Petite fille

    Dans l'obscurité

    De cette petite nuit.

     

    Refrain

    Ay, dam, taradam, taradam,

    Tay, tay, tay, tay, tay,

    Tay, tay, taraday,

    Tararararara, diday, da.

     

    Ay,tadarada, darada,

    Tay, tay, tay, tay,

    Tay, tay, taraday, taraday,

    Taratarada, dadayda.

     

    Traduction libre Balval.

     

     

     

    Traduction en français :

    Maliarka allait dans la forêt, Pachka la suivait en chantant. Fuyons, fuyons, chérie, et que l'obscurité de cette petite nuit nous en donne les forces.

     

     

     

           Cette chanson, très simple dans sa forme et ses paroles est le récit d'un rapt nuptial. Ce rapt nuptial ou enlèvement consenti était la forme normale de mariage chez beaucoup de Tsiganes de l'ancienne Russie. L'arrangement entre les familles pouvait avoir été fait avant, se faire après, et parfois ne pas se faire du tout, les frères et le père de la fille pouvaient très bien se lancer à la poursuite des fugitifs et mettre à mal le garçon si les choses n'étaient pas allées trop loin.

           Le refrain se chante sur la même musique que le couplet, mais avec des syllabes dépourvues de sens, comme en français "tralala". C'est le pergete. Ce mode de chant semble très anciens chez les Tsiganes et semble dériver d'anciens codes mnémotechniques des frappes de tambourin qui furent par le passé systématisés en Inde dans le tarana. Les Tsiganes de Russie ont d'autre part l'habitude d'intercaler des syllabes dépourvues de sens non seulement dans le texte, mais aussi à l'intérieur des mots. Par exemple, ils chantent parfois non pas Malyarkitsa, mais Malya(ri)kitsa. Cette chanson d'origine sans doute assez ancienne puisqu'elle était déjà populaire au temps de Pouchkine a fait l'objet de nombreuses variantes et interprétations contemporaines.

     

    sur le site de Balval : http://perso.orange.fr/balval

     

    Liens :

    * En savoir plus sur le rapt nuptial : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1633606

    « Le rapt, ancien usage pour prendre compagneQu'advient-il des anciens Voyageurs, Gens du voyage ? »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :