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    Des Rroms expulsés manu militari à Paris

     

     

    Familles expulsées rue d'Aubagne 

    Une cinquantaine de personnes ont été expulsées hier matin par la police d'un immeuble qu'elles squattaient dans la rue d'Aubagne (1er), a-t-on appris auprès des associations Rencontres tsiganes et de la Ligue des droits de l'Homme. La préfecture confirmait hier que l'opération avait eu lieu sur ordre du préfet délégué à l'égalité des chances, Pierre N'Gahane. Elle ferait suite à une décision de justice.

    Selon Rencontres tsiganes, les familles expulsées seraient en majorité des Roms de nationalité roumaine et donc citoyens européens. « Aucun service social n'était présent lors de cette opération. Ces familles vont aller grossir les rangs des SDF dans les rues de Marseille », s'indignent les deux associations.

     

    F.L. - ©2007 20 minutes


    20 Minutes, éditions du 18/12/2007 - 07h12

     

    Des Roms que l'on déplace, c'est du chagrin et de l'injustice ressentis

    (Reportage de M6info.fr, Indésirables Roms du Rhône, 28/07/2007)

     

    Liens :

    * La Ligue des Droits de l'Homme : http://www.ldh-france.org/

    * Le site des Rencontres Tsiganes : http://www.rencontrestsiganes.asso.fr/


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    Des Roms manifestent à Paris contre les expulsions

      

     

                       D'habitude, ils ne se manifestent pas. Mais samedi, des Roms de Saint-Denis, Saint-Ouen (93), Bagnolet et Gonesse (95) s'étaient donné rendez-vous à Paris pour dénoncer les expulsions de ces derniers mois et demander le droit au travail. En tout, ils étaient près de trois cents. A défaut d'être reçus au ministère de l'Immigration, ils ont laissé une demande d'entretien. « C'est important qu'on vienne à Paris manifester car c'est ici que les décisions sont prises, il faut que l'on se rende visibles, la dernière fois qu'on était venus c'était en 2004 », explique George, une des Roms du campement de Bagnolet. Sur une pancarte, on pouvait lire « Roms des bidonvilles sans droits en Europe ». D'après les manifestants, six cents Roms bulgares ou roumains ont été expulsés de France depuis le mois de septembre.

     

    ©2007 20 minutes


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    Roms absents des débats

    20 Minutes, éditions du 19/11/2007

     

     

              La Cité des congrès accueille depuis hier les 3es Assises de la coopération décentralisée franco-roumaine. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a ouvert les débats, auxquels participent près de cinq cents élus, universitaires ou experts.

    Ce rendez-vous, marqué cette année par l'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne, vise à créer un « partenariat solidaire » entre les deux pays. Pourtant, une communauté brillait par son absence hier : les Roms. Une lacune dénoncée par les membres de la Coordination rom de la région nantaise, qui ont interpellé les participants à ce sujet. « La question rom a été complètement évacuée des débats. C'est un problème qui dérange, alors qu'il doit être pris en main sans attendre par les élus ! », peste la Coordination, qui rencontrera finalement ce matin des délégués du gouvernement roumain.

     

    F. B. - ©2007 20 minutes

     

     

    Destins liés - 14.8 ko

    Les Rroms, ça dérange alors... motus !

     

     

     

    Liens :

    * C'est quoi un Rom ou Rrom ? : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1720296

    * Actualité des Rroms, derniers nomades d'Europe, dans la rubrique Les Rroms, européens et internationaux avant tout : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1719907


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    L'Italie veut expulser ses Roms [08/11/07]

     

     

             Le gouvernement italien veut expulser les Roms vers la Roumanie. L'Union européenne fait la moue.

    A la suite d'un assassinat particulièrement violent d'une Italienne dont est soupçonné un Tsigane roumain, le gouvernement de Romano Prodi (photo) a adopté en urgence ce 31 octobre une législation d'exception visant à faciliter l'expulsion d'étrangers européens pour des motif de "sécurité publique".

    En réalité, le texte vise les Roumains, et en particulier les Roms. Désignés comme les responsables de la plupart des délits en Italie, les Roumains sont au centre de polémiques. L'Italie compte une importante communauté roumaine, estimée à 556.000 personnes.

    Selon ce décret-loi, les préfets peuvent désormais expulser les citoyens de l'Union, majeur et résidant depuis moins de dix ans en Italie, qui "contreviennent à la dignité humaine, aux droits fondamentaux de la personne ou à la sécurité publique". La mesure interdit le retour en Italie pendant 3 ans.

    Lors de contrôles policiers, notamment dans des camps de Roms, 38 personnes auraient fait l'objet d'une mesure d'expulsion. Et 1.500 autres procédures seraient annoncées.

    Ce 5 novembre, la Commission a rappelé que chaque expulsion devait être motivée individuellement et pouvoir faire l'objet d'un recours judiciaire. Les expulsions collectives étant interdites.

    La législation européenne autorise les expulsions, mais seulement lorsque le comportement du ressortissant communautaire représente "une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de l'Etat ". Or, un viol ou un assassinat relève de la justice pénale, mais ne représente pas une menace pour un "intérêt fondamental" de l'Etat.

     

    Liens :

    * Alessandra Mussolini, figure de proue des anti-Roms en Italie : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1729359

    * Vocabulaire : qu'est-ce que les Roms ? : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1720296

    * Actualité de la rubrique Les Roms, européens et internationaux avant tout : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=articles&rub=64782


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    La rentrée n'est pas très gaie.  Expulsions en série : l'ordre règne

     

    La France veut "cacher la misère" des Roms avant la coupe de rugby, selon des associations

    La France veut "cacher la misère" des Roms avant la Coupe du Monde de rugby avec des politiques à court terme, dénoncent des associations après une série d'évacuations en août de bidonvilles occupés par ces populations migrantes démunies.

    "A la veille de la Coupe du monde de rugby (7 septembre-20 octobre), les pouvoirs publics semblent vouloir cacher la misère des Roms en procédant à des évacuations systématiques", notamment à Villeurbanne, Vénissieux (Rhône), Saint-Etienne (Loire), ou Saint-Denis, a dénoncé lundi dans un communiqué Médecins du Monde (MDM).

    "Il s'agit de "nettoyer" la plaine autour du grand stade (de Saint-Denis) parce que ça ne fait pas beau", renchérit Malik Salemkour, vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme et animateur du collectif RomEurope. Des propos démentis par la préfecture de Seine-Saint-Denis qui réfute tout lien.

    Au delà des enjeux touristiques et économiques du ballon oval et malgré des programmes d'insertion récents menés avec succès à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) ou Sénart (Seine-et-Marne), "il y a toujours la tentation de virer les plus pauvres, les SDF, les prostituées, les bidonvilles, surtout à six mois des municipales", souligne M. Salemkour.

    Il existe, dit-il, "un discours, une politique du chiffre", venant notamment de Brice Hortefeux (le ministre de l'immigration). Malgré un discours dur en matière d'immigration, le ministre a dû admettre récemment que les objectifs d'expulsion (25.000 pour 2007 fixés par Nicolas Sarkozy) sont difficiles à atteindre car l'année précédente les expulsions de Roms roumains et bulgares avaient constitué 6.000 des 24.000 expulsions de France. Ceux-ci étaient très vite revenus sur le sol français.

    Ce qui fait réfléchir certains préfets, indiquent les associations, parlant d'une "volonté de discussion". "Certains sont conscients de la difficulté d'engager des procédures d'expulsion contre des ressortissants européens qui reviendront le lendemain".

    Car la plupart des Roms présents en France sont roumains et bulgares (environ 10.000) et sont donc citoyens européens depuis janvier 2007. On doit donc fonder les procédures d'expulsion sur l'existence d'un trouble à l'ordre public.

    Le Dr Bernard Moriau, qui dirige la mission Rom de MDM, regrette que les aides financières au retour, qui "pourraient bien marcher", n'aient "pas été mises en place avec sérieux", faute "d'accompagnement en Roumanie". Résultat, certaines familles sont revenues en France à peine un an après un programme d'ampleur prévoyant 10.000 euros par famille.

    L'aide au retour, selon Saimir Mile, président de la Voix des Roms, est uniquement "de la poudre aux yeux et du gaspillage des impôts des Français". "C'est pour prétendre qu'on ne jette pas les Roms dehors comme des chiens", dit-il.

    Les associations soulignent la nécessité de mettre en place "une procédure harmonisée" et d'éviter les évacuations qui empêchent tout suivi.

    "On passe notre temps à courir après nos patients ce qui rompt en permanence la continuité des soins", souligne le docteur Moriau.

    Les besoins des Roms sont pourtant immenses en la matière. La mortalité précoce parmi ces familles en errance est neuf fois supérieure à celle de la population française, la mortalité infantile cinq fois plus importante et l'espérance de vie est de 15 à 20 ans inférieure.

    Jeff Pachoud AFP/Archives ¦ Quelque 230 Roms, essentiellement Roumains, escortés par des gendarmes mobiles sont évacués le 28 août 2007 dans le calme


    © 2007 AFP (20Minutes.fr avec AFP, éditions du 04/09/2007)

     

    Expulsion des Rroms du terrain des Sept Chemins à Vaulx-en-Velin (2007-08-16)

    " Demain, vendredi 17 août, les Rroms occupant le terrain des Sept-Chemins situé derrière Carrefour à Vaulx-en-Velin, vont être expulsés. Sept caravanes occupent ce terrain appartenant au Grand Lyon et qui fera l’objet d’aménagement pour le futur Boulevard Urbain Est à la fin de l’année. Les occupants, une quinzaine de personnes originaires d’ex-Yougoslavie, sont principalement en pèlerinage à Lourdes à l’heure actuelle. Le terrain est occupé par une femme kosovar seule avec ses six enfants. "

    Sources : http://www.lyoncapitale.fr/

     

     

    Rhône : indésirables Roms

    " Quelque 230 Roms, installés depuis plusieurs semaines à Vénissieux, ont été expulsés ce matin. L'opération s'est déroulée dans le calme.
    Certains ont accepté l'aide au retour en Roumanie. Pour les autres, des solutions provisoires de relogement ont été trouvées. Les familles ont été conduites en car à la plate-forme de l'association Forum Réfugiés.
    Hier, le maire de la ville a dénoncé "l'immobilisme politique" sur la question et "les conditions de vie indignes de ces populations, qui sont pires que celle des chiens". Lors d'un point presse, il a annoncé avoir envoyé une lettre au Premier ministre dans laquelle il expose une série de propositions pour éradiquer les bidonvilles. Il demande notamment la mise en place d'un "plan national zéro mépris et dignité pour les Roms" et "l'éradication des bidonvilles".
    Selon André Gerin, "il faut travailler à des projets individuels pour une installation durable ou saisonnière en France sans écarter l'hypothèse du retour des cas qui seraient réellement volontaires"

    Extrait du site http://www.m6info.fr en date du 28/08/07

     

    Des Rroms traqués comme des animaux !

    Autres photos à cette adresse : http://www.m6info.fr/cms/display.jsp?id=ri2_744264

     

     

    Ile-de-France / Descente de gendarmerie au camp de Roms

     

    (Le Parisien du 22 août 2007)

    Une opération musclée a eu lieu mardi 21 août au camp de Méry-sur-Oise (Val d’Oise) où habitent 175 Roms. Une cinquantaine de militaires accompagnés de fonctionnaires de la préfecture ont fait irruption sur le terrain à 7h30 pour des contrôles d’identité et la recherche de « faits de délinquance ». Bilan : 48 ordres de quitter les territoire et 11 reconduites à la frontière. Un désastre pour Daniel, qui doit faire ses valises alors que ses deux enfants sont scolarisés au collège de Méry.
    Si les Roms d’origine roumaine ou bulgare peuvent rester pendant trois mois en France, la législation permet toutefois leur expulsion s’ils ne justifient pas d’un revenu suffisant. Jean-Pierre Dacheux, président du collectif de soutien aux Roms du Val d’Oise ne cache pas sa colère : « Plusieurs familles expulsables ont un travail, cotisent à la Sécurité sociale et une dizaine d’enfants sont scolarisés. On devrait pas pouvoir les expulser ». Les enquêteurs de la gendarmerie n’auraient pour leur part trouvé aucune preuve d’acte délictueux.

     

    Liens :

    * D'autres interventions de Malik Salemkour :

    http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1040217

     


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