• (1922 - 1977)

    Écrivain, Voyageur et photographe néerlandais

     

     

     

    *Tsiganes - Sur la route avec les Rom Lovara, Éditions Phébus, 1990 et libretto. The Gipsies en anglais


     

    "Nous sommes entre 18 et 39. Quelque part en Flandre. Peu importe où sauf que la vie y est si bien décrite. Un gamin décide de fuguer. Finalement peu importe pourquoi*. Mais pas en ce qui concerne la suite ! Il rejoint les Rom Lovara, des Tsiganes de passage, dresseurs de chevaux. Les vrais aristocrates des peuples de la route... Incroyable ! Lorsque ses parents le retrouvent et qu’il explique vouloir demeurer dans sa nouvelle vie, ceux-ci acceptent !



    Et Jan Yoors devient un vrai Rom Lovara.

    Et ce livre nous donne pour la première fois – il est important d’insister sur cet aspect des choses ! – la culture Rom de l’intérieur. Ses rites. Son passé. Ses langages. Ses secrets. Sa religiosité. Son apport au passé condition de l’avenir ! Sa mystique....Ses rapports avec la nature, le voyage, la musique...

    On découvre ainsi de l’intérieur la culture d’un peuple, d’une nation, cachée et bien autre que tout ce que l’on croit ou pourrait croire....

    Il est à noter que les Roms vénèrent ce livre qu’ils considèrent comme l’un des seuls qui les disent réellement pour ce qu’ils sont : les fils du vent, les charretiers de la liberté, les voyelles de l’insoumission.

    Un livre magique, nécessaire pour la nécessaire tolérance."

    (article provenant du site antipode.be)

    * Non. Ca m'intéresse  de savoir pourquoi, si vous en savez plus...

     

    * La croisée des chemins  - La guerre secrète des Tsiganes, 1940-1944, Éditions Phébus, 1992 et libretto

     



         Les Tsiganes récusent en général avec un superbe mépris toute la littérature qui leur a été consacrée, fût-elle parfaitement élogieuse à leur endroit. Et pour plus de sûreté, ils tiennent à l'honneur de mentir – non sans talent – à toutes bonnes âmes qui les interrogent sur leur histoire, leur vie quotidienne, leurs traditions. C'est qu'à leurs yeux, un fils du vent ne saurait se faire comprendre par un gadje – un non-Tsigane –. Et que faute d'être entendu, mieux vaut encore brouiller les pistes... pour peu que l'on tienne à sa liberté.

     

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    Du nouveau après plus d'un an de recherche :

    Au cours de l'été 1961, Luc de HEUSCH et Henri STORCK accompagnent un étrange voyageur sur les routes d'europe, de Paris a Istambul JAN JOORS -dit oncle VANIA- est Belge et New-Yorkais, mais il a vécu une partie de son adolescence parmi les Tsiganes nomades. Après 17 ans d'absence il part a la recherche de sa famille adoptive.

    Il ne retrouvera ni son pére Pulika ni sa soeur Eugénie. Mais partout oncle Vania est accueilli par les siens avec magnificence. l'ethnologue qui fait partie de sa "kompania" provisoire vit au côté du seigneur tsigane la difficulté d'être un "gadjo", que la barrière séculaire du racisme et du contre-racisme sépare à jamais des hommes authentiques LES ROM.

    C'est le descriptif de cet ouvrage découvert : 

    Luc de Heusch : A la découverte des Tsiganes - Une expédition de reconnaissance, 1965

     

     

     

         

    Dernièrement mis à jour le 03/05/2009

     

     

     

     

    Liens  :

    Comment les oeuvres de certains peuvent servir à d'autres : photographie de Yoors en peinture

     

    Les extraits :

    Des idées fausses sur la couleur des roulottes

    Les interrogations et mystères concernant Jan Yoors

    Interdit par la loi car impur(e), marhime

    Les rois et reines des Tsiganes, surprenants monarques

     

    Le site consacré à Jan Yoors : http://www.janyoors.com/

     


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             D'après Guy-Pierre Geneuil, les différences entre Gitans Kalos et Yenitchs (Yéniches) sont les suivantes : les Kalos qui viennent d'Espagne sont bruns et noir de peau et les Yenitchs, cheveux blonds, yeux bleus, viennent d'Europe Centrale ou de Scandinavie.

    Sources : GENEUIL Guy-Pierre, Le Narvalo, Co-éditions Jean-Claude Lattès/Éditions N°1, 1987.

     

    Voir le livre : Le Narvalo

    Sur la couleur de peau, lire le conte de Nanye

     

     

     

     

     


    21 commentaires
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                                             Sainte Sara (ou Sarah) est la patronne des Gitans

     

          Cette carte postale (ci-dessus) figure une fête en son honneur dans le Sud de la France. Sainte Sarah est portée en procession pour un trajet qui ne varie pas de manière immémoriale.

     

     

    Le mystère de Sara

    En connaître un peu plus sur Sainte-Sara :

    Voir la page consacrée aux Gitans sur le site de Princessedenuit :

    http://princessedenuit.oldiblog.com/?page=articles&rub=31097, site malheureusement interrompu en août 2007

     

    Vers le livre de Jean de Vallières  sur Folco de Baroncelli, marquis de Javon, "qui devint l'ami et le conseiller des tribus gitanes qu'une force mystérieuse ramène périodiquement à Saintes-Marie-de-le-Mer pour le pélerinage de Sainte-Sara-la-Noire" :

     

     

     

     Mise à jour : 13/08/2007

     

     

    Liens :

    * Vers Les Gitans au rendez-vous des Saintes-Maries-de-la-Mer : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=679088

    * Vers Pépé Lafleur, le porteur de bannière aux Saintes-Marie

    * Le livre de Jean de Vallières sur Folco de Baroncelli, marquis de Javon  : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=262756

    * La page de Filsduvent.oldiblog consacrée au Marquis Folco de Baroncelli, grand ami des Gitans et des tribus indiennes : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1021877

     

     

     

    Elle est connue comme la Patronne des Gitans, mais elle n'est pas considérée comme telle par les autres groupes :

     

    Roms, Manouches, Sinti, Yéniches qui ne viennent au pèlerinage que depuis quelques décennies et ne manifestent pas le même empressement à son égard.

    Sara pose, pour les historiens, une énigme qui ne semble pas près d'être résolue.

    La tradition provençale y voit la "servante", c'est-à-dire la "familière" des Saintes Maries en Palestine et leur compagne sur les bords du Rhône. Une tradition camarguaise voudrait qu'elle fût une gitane déjà installée sur ces rives et qui, la première aurait accueillie, ici même, les exilés de Terre Sainte. Cette présentation ne manque pas de poésie, mais est-elle conforme à l'histoire qui ne signale pas la présence des Tsiganes et Gitans en France avant le XV° siècle ? D'autres versions ont été également proposées : il s'agitait de Sara, l'Egyptienne, abbesse d'un grand couvent de Libye et fêtée par l'Eglise le 13 juillet. Ou encore d'une Sara qui figurerait dans un groupe de martyrs persans, avec deux Maries et une Marthe ... et dont les reliques seraient parvenues jusqu'en Gaule. Enfin, un texte apocryphe, la lettre des Apôtres, remontant incontestablement au II° siècle, nous montre une Sara découvrant, avec Marthe et Marie, le tombeau vide et partant annoncer aux Apôtres la Bonne Nouvelle de la Résurrection du Christ.
    En vérité, nul ne sait qui est Sainte Sara, ni comment son culte s'instaura aux Saintes Maries de la Mer où l'on venait la prier de très loin, avant la Révolution Française. La première mention de Sara se trouve dans un texte rédigé en 1521 dont le manuscrit se trouve à la bibliothèque d'Arles.

     

    Statue de Sainte Sarah aux Saintes-Marie en couverture de l'ouvrage de Guy-Pierre Geneuil

     


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