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    "Le Gadjé" : Étranger : terme de mépris

     

    dans Hakkini Bougouri - Nomadisme (1930), par Alphonse-Louis LALLY

    (ici, gadjé est un terme masculin/singulier. Erreur de l'auteur ou terme qui a évolué avec l'histoire ? Vous qui pouvez en dire plus... laissez un commentaire )

     

    Liens :

    * Un gadjo, des gadjé, c'est du vocabulaire

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  • Reliure refaite pour cet exemplaire

     

    Alphonse-Louis LALLY

     

    Qui était-il ?

     

        Auteur d'ouvrages (romans) comme Hakkini Bougouri - Nomadisme (1930), sur la vie des Gitans koushites *. Il est difficile de savoir pourquoi l'auteur avait choisi ce thème. Était-il lui-même d'origine gitane ? Ce roman est-il autobiographique, à savoir, aurait-il vécu lui, un gadjo, chez les Gitans un moment de sa vie ?

    Il appréciait Robert RANDAU (1873-1950) Le Père des Algérianistes.
    Né à Alger en l873, Robert ARNAUD déjà "pied noir" de seconde génération, a été un colonisateur ayant pour seul souci d’apporter la démocratie et le mieux être. On le connaît mieux sous son  nom de plume RANDAU anagramme de son vrai nom. (Source : dédicace sur un livre envoyé par LALLY)

    *Koushite : du nord de l'Éthiopie

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    * HAKKINI BOUGOURI- Nomadisme,  1930

     

    "Livre unique : action, vérité, bonté, tragique amour dans la liberté", dit le bandeau de promotion initial.

         Roman plein de contradictions, de points de vue aussi ambigüs qu'inattendus, mais qui n'en est pas moins intéressant comme témoignage d'une époque. C'est aussi et surtout une parabole de la légende de Nadibakni dont il est question plus loin.

         Un jeune garçon de douze ans, maltraité par son oncle chez qui il avait été plaçé vient à s'échapper et, en rupture de ban, décide de suivre une tribu de Gitans maquignons, adoptant par la même occasion le patronyme d'un jeune gitan très aimé et récemment décédé : Hakkini Bougouri. Ces Tsiganes, auprès de qui il trouve refuge, sont pour l'auteur, des Tchinganès ou des Zingares.

         Les quelques premières pages pourraient faire penser à Jan Yoors mais la suite des aventures d'Hakkini, le Gadjé est d'une toute autre nature, teinté de naturalisme et de romantisme.

     

    Dans cet ouvrage, sont particulièrement développés les thèmes :

    * La réglementation en vigueur après la Grande Guerre et un peu avant, concernant les nomades :

    - le stationnement et ses règles

    - l'obligation de passeport

     

    * Les idées reçues, les clichés sur les Gitans ne sont pas toujours évités :

    - le voleur de poules

    - la saleté liée au côté "sauvage qu'on ne peut socialiser"(population inférieure = racisme)

    - le Gitan très riche, qui cache son argent (à l'origine frauduleuse, cqfd)

    - le bon-à-rien fainéant 

    - les généralités, ferment du populisme

    - la traîtrise, le côté fourbe

     

    * les qualités des Tsiganes en contradiction souvent avec ce que nous avons vu plus haut :

    - la tempérance, la sobriété

    - la droiture, la bonté

    - le côté "animal", rusé

    - la fidelité et l'amour idéal jusque dans la mort (la légende de Nadibakni)

    - des rapports étroits avec la nature

     

    * Coutumes et traditions des Tsiganes :

    - la légende de Nadibakni - la Génèse de la Nation Tsigane

    - les moeurs (la fidelité à ses engagements, les poissons)

    - le mariage - Dictons et proverbes

    - les dieux et en particulier ceux issus de croyances polythéistes (Bel, Istar, Nouah, Tanit)

     

     

     

    Sur la forme : la prose est simple et naturelle. Elle adopte parfois une forme poétique pour magnifier notamment la grandeur de l'âme zingare.

     

    **********

     

    J'espère vous avoir intéressé à cet ouvrage et vous avoir donné envie de le lire. Il n'est malheureusement pas réédité à ma connaissance.

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    JOURNÉE DE LA SOLIDARITÉ     

     

     

    (paru le 24/10/2005)

     

     

    "Les voyageurs ont peur des sédentaires"

     

    Dans ce reportage, il est question de Michel, un "voyageur" comme il se nomme, un Manouche, un Tsigane qui a participé à une journée de réflexion avec des "sédentaires", éducateurs, travailleurs sociaux, assistantes sociales... Tous membres de la Fédération Nationale des Associations solidaires d'Actions avec les Tsiganes et les gens du voyage. Michel est un exemple d'intégration. Il se déplace dans les collèges pour parler des siens.

    "Moi, je suis resté longtemps bègue parce que mes parents ne voulaient pas me scolariser et que j'avais du mal à communiquer. J'avais de la haine pour les autres". (Michel)

    "A 29 ans, j'ai décidé d'apprendre à lire et à écrire. Maintenant, ma vision du monde est différente. Je sers d'exemple à la communauté..." (Michel)

    A propos de l'incompréhension entre voyageurs etr sédentaires : "Les gens de ma communauté ont souvent peur. Une peur irrationnelle, mais une peur ancestrale. Peur des autres parce qu'ils sont rejetés..." (Michel)

    On apprend en outre dans cet article que :

    - 3500 gens du voyage environ vivent en Indre-et-Loire

    - Il existe un seul terrain aux normes dans le département, à Saint-Pierre-des-Corps, mais il est fermé en ce moment pour cause de travaux.

    - Philippe Blondeau est responsable du relais local de la Fnasat en Indre et Loire.

    - D'après P. Blondeau, il n'est pas facile de faire cohabiter Tsiganes et Roms, qui souvent se détestent.

    - P. Blondeau avec l'association Tsiganes et Voyageurs de Touraine propose :

                  * un service de domiciliation postale

                  * un accompagnement social

                  *le montage de dossiers pour toucher le RMI

                  *un travail contre l'illetrisme

     

    Article de Jacques Benzakoun dans La Nouvelle République du Centre-Ouest, secteur de Tours-agglomération du lundi 24 octobre 2005

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