•      Photographie : Voir commentaire

     

        "Les gitans, s'ils vivent et se déplacent à l'aide de caravanes, utilisaient auparavant des carrioles, des roulottes, des verdines."

    ( Guy-Pierre Geneuil, Le Narvalo, 1988)

     

     

    Association La Verdine (spectacles divers), la petite roulotte

     

     

     

     

    Dernièrement mis à jour le 20/11/2013 (y compris les liens)

     

     

    Liens :

    * Le site de restauration de roulottes, verdines de Jeanne Bayol

    * les galeries de photographies http://filsduvent.kazeo.com/photographies/photographies,r467623.html

    * Idées reçues concernant la couleur des roulottes : http://filsduvent.kazeo.com/idees-recues-et-autres-perceptions-faussees/couleurs-des-roulottes-et-caravanes,a485185.html

     

    * Guy-Pierre GENEUIL sur le site des Fils du Vent sans Pays : http://filsduvent.kazeo.com/bibliotheque-au-petit-bonheur/Geneuil-Guy-Pierre,a485307.htm

    * Le CD et la chanson Caravane de Raphaël : http://filsduvent.kazeo.com/des-fois-si-vous-saviez/raphael-ne-dans-cette-caravane,a485154.html

     

     

    * Le site Passion Roulotte avec des photos et cartes postales michto : http://www.passionroulotte.com/index.html


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        Enterrement de la reine des Gitans. Photographie de presse en date du 23 septembre 1960. LUNEVILLE . 40000 Personnes assistaient hier aux obsèques d ' EMILIENNE KRALOVITCH , reine des CARLOS . Le cortège dans les rues de LUNEVILLE.   format 12x18 .  

    La reine des Gitans n'était peut-être pas tel qu'on imagine une reine...

     

     

            Si les Gitans élisaient un roi, c'était afin qu'on les laisse tranquille.  Ils choisissaient le plus idiot des leurs et le présentaient aux gadjé comme leur roi. Notre culture étant ce qu'elle est, nous les gadjé pensons qu'un roi est à l'image de son peuple et voyons les gitans comme demeurés.

    Moralité : pour vivre heureux, vivons cachés. Florian. Fable Le Grillon

    Sources : Jan Yoors : "Tsiganes - Sur la route avec les Rom Lovara", Phébus, 1990.

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     [...]

        Je voudrais parler un peu de ces " rois ". J'emploie à dessein le pluriel car chez les Rom il y en a beaucoup. Ils sont sans pouvoir. Dans certains cas - assez rares - ils assurent la liaison entre la gendarmerie locale et le Kapo, qui est le vrai chef de la communauté. Ils n'ont pas été élus. Ce sont des vaniteux qui se sont affublés du titre de roi. Pulika [père adoptif de Yoors], modeste comme la plupart des Tsiganes que j'ai connus faisait des gorges chaudes à leur sujet. « Ils me font penser, me dit-il un jour, à ces portiers pleins de morgue qui paradent, revêtus d'uniformes rutilants, devant les hôtels et les restaurants de luxe dans les pays d'Occident. »

       Dans notre kumpania il y avait un certain « Yojo la Mimako Jamutro », ce qui, comme son nom l'indique en romani, signifie : « gendre de Mimi ». Il était, en fait, le gendre de Thsukurka, qui était dans la communauté un homme important, mais il s'était identifié à la famille de sa femme, ce qui est pour les Gitans inhabituel et ridicule. Homonyme du frère aîné de Putzina, ce Yojo, beau garçon habillé avec recherche et qui portait toujours des souliers, était considéré par tous comme une aimable nullité. Aussi fus-je très surpris la première fois que j'entendis mes amis déclarer à un gadjo qu'il était leur roi. « C'est vrai, me dit Pulika, c'est notre roi aux yeux des étrangers, ou du moins un de nos rois car nous en avons plusieurs. » J'en ai connu d'autres : un certain Stevo La Gulumbako qui se faisait appeler " Nicolas de Vaugirard, roi de Paris " et un ami dont j'ai gardé le meilleur souvenir, Luluvo La Sidako, qui avait été longtemps en prison. Il y avait appris à lire mais pas à écrire. On avait pitié de lui en raison des années qu'il avait passées loin des siens et personne n'aurait songé à lui reprocher le titre dont il se prévalait auprès des gadje : Joseph XIII. Je n'ai jamais su quels étaient les douze précédents Joseph. Je n'ai jamais su non plus pour quelle raison et dans quel pays on l'avait emprisonné. C'était un doux rêveur. Il mourut à Bergen-Belsen dans un camp de concentration.

       Les Kalderasha qui vécurent longtemps en Pologne eurent aussi leur roi : Janus Kwieck 1er. Il avait un imprésario de génie qui eut l'audace de demander au maréchal Pilsudski de le reconnaître officiellement. Le "couronnement " eut lieu en 1937.

       Le roi tsigane, étant un bouffon, ne reçoit aucune aide financière de ses " sujets ". Au contraire, ceux-ci lui coûtent cher : il doit sans cesse leur offrir des festins. Le pauvre homme travaille du matin au soir pour satisfaire sa vanité. Dans certains cas, il en est plus directement la victime. Pulika m'a raconté qu'autrefois en Russie et dans les Balkans, lorsqu'un représentant de l'autorité entendait sévir à l'égar d'une tribu de Tsiganes, la première mesure prise était d'arrêter et d'incarcérer le roi. Il pensait que, lui absent, tous les rouages de l'administration tsigane se trouveraient faussés. Pour lui, le roi était un autocrate dont les ordres avaient force de loi alors que ce n'était qu'un imbécile dont tout le monde se moquait.

    p.p. 127-128, Jan Yoors : Tsiganes - Sur la route avec les Rom Lovara

     

    Mis à jour dernièrement le 9/03/2009

     

    Liens :

    Et pourtant, des rois et des reines sont légion chez les Tziganes. Matéo Maximoff narre l'histoire de ses ancêtres, 3 frères tziganes pour le trône de roi, dans un récit historique, légendaire, et/ou poétique.

    L'ouvrage de Jan Yoors : Tsiganes - Sur la route avec les Rom Lovara est intéressant à plus d'un titre

    Vous avez quelque chose à dire sur les Rois et les Reines chez les Tsiganes, vous arrivez top au poil pour nous en informer sur le forum TsiganesetGitans

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  • Le Ravenala symbole de l’union entre l’homme et la nature, emblème de Madagascar est encore appelé arbre du voyageur pour de multiples raisons. Cet arbre mi bananier, mi palmier, possède de nombreuses ressources.

    Tout d’abord, la base de ses tiges creuses conserve l’eau de pluie et un vigoureux coup de machette permet au voyageur assoiffé de se désaltérer, ce qui lui a valu son surnom. Ses feuilles sont comestibles et les graines farineuses de ces arbres constituent un aliment de base, une fois broyées et cuites dans du lait, elles feront le régal des jeunes enfants. De plus, les feuilles servent dans beaucoup de régions de la Grande Ile à recouvrir les habitations et les tiges des feuilles constituent les cloisons des cases.

    Le Ravenala madagascariensis, tout comme le bananier appartient à la famille des Musacées. Cette famille regroupe des plantes tropicales dont les fleurs comportent cinq étamines.

    Cet arbre possède un tronc droit pouvant mesurer jusqu’à 15 mètres de hauteur, surmonté d’un éventail majestueux composé d’une vingtaine de feuilles. La plante donne un fruit qui a la forme d’une petite banane jaune et ses graines sont contenues dans une jolie gaine d’un bleu vif , contrastant avec le vert émeraude des feuilles.

    Malheureusement, aucun arbre du voyageur n'est planté en pleine terre sur le sol métropolitain et son installation est déconseillée même protégé en hiver, en dehors des jardin couverts, patios, etc. Le mieux est en pot où il se développe correctement. Il est dehors dès que les températures sont au-dessus de 15-20°C


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