• Prostitution chez les Tsiganes

     

     

    "... la prostitution n'existe pas chez les Tziganes."

    Page 29 dans Tziganes, Gitans et autres nomades - L'enchantement contrarié par Régis Hareau

     

    Alors, là, je demande à voir, sans mauvais jeu de mots. Je ne connais pas de société qui n'ait ou n'ait eu ses prostitués (hommes ou femmes). Alors erreur de l'auteur ou bien existe-t-il une prostitution déguisée qui ne dit pas son nom ? D. Toulmé

     

    Prostituée de Bruno VIGOROSO (la pute et... Acrylique sur toile - 65 cm x 81 cm)

     

    Gare du Nord, les garçons roms racolent en plein jour

     

    Roberto suit, méfiant, le journaliste de 20 Minutes, qui ne s’est pas présenté et lui a proposé de lui offrir un verre. Une fois assis dans un bistrot proche, le jeune Rom de 16 ans se penche. Dans un style très direct, que le reporter ne saurait ignorer, il demande : « Tu veux faire quoi ? La pipe ? Que je t’encule ? » Roberto fait partie de ces jeunes qui se prostituent en plein jour devant la gare du Nord (10e). Ils sont plusieurs chaque jour à attendre sur le parvis.

    Un scénario bien huilé

    Le manège, facilement observable, est toujours le même : un homme mûr vient aborder l’un d’eux, discute un peu puis disparaît dans la gare. Le jeune homme ne tarde pas à suivre ses pas avant de réapparaître, 20 ou 30 minutes plus tard, sur le parvis. « Ils font ça dans les toilettes de la gare ou des restos autour », affirme Roberto qui, bien que pris en « flagrant délit » de racolage, affirme ne pas se prostituer. Un déni fréquent. «Moi, j’attire les pédés [le terme qu’utilisent les Roms pour désigner les clients] mais c’est uniquement pour les taper et leur prendre leur argent. » Selon Hors la rue, ces mineurs, dont les plus jeunes auraient 13 ans, vendent leurs corps contre de l’argent, un toit, un repas depuis 2008. « Ils aident souvent leurs familles, installées dans des camps de banlieue, à rembourser leur dette, la “kamata”, précise Olivier Peyroux, spécialiste des mineurs isolés étrangers. Cela ne signifie pas que les parents sont forcément au courant. Certains ferment les yeux sur la provenance de l’argent. » « Les clients sont connus de nos services, ils proviennent de tout le spectre social », glisse un haut responsable de la préfecture de police (PP). Ils risquent gros puisqu’une sollicitation de relations sexuelles avec mineur peut être punie de trois ans de prison si le mineur a plus de 15 ans, de sept ans s’il en a moins. Les arrestations ne sont pourtant pas légion. « Le flagrant délit est difficile à établir car procéduralement, nous ne pouvons laisser un mineur avoir une relation sexuelle avec un majeur. » En 2010, une dizaine de personnes ont été placées en garde à vue pour sollicitation. Mais ni la PP ni le parquet n’est en mesure de préciser quelles ont été les suites judiciaires. A la Brigade de répression du proxénétisme (BRP), on botte en touche : « C’est un travail pour les associations et les éducateurs ». W A. S.

    Comme on le voit au centre de ce document photo, pris au cours de notre enquête, les clients, en majorité

    des hommes mûrs, abordent les mineurs roms sur le parvis de la gare du Nord, au milieu des badauds.

    Pouvoirs publics et associations semblent démunis face à un problème « complexe ». En amont, le repérage des mineurs reste difficile car la plupart cachent leur minorité et leur identité. La confiance avec les acteurs de terrain se construit dans la durée. La plupart de ces mineurs, pourtant en danger, ne sont pas spontanément demandeurs d’aide. En aval, beaucoup fuguent des foyers où ils sont placés. « Il est difficile de leur imposer une structure alors que ce sont eux-mêmes des victimes d’une situation contrainte », explique Thierry Boulouque de la Brigade de protection des mineurs. Dans d’autres cas, le « contexte familial les rattrape », renchérit-on à l’Aide sociale à l’enfance. Au Bus des femmes, on conclut : « La solution viendra si l’on en fait une priorité politique. Ce n’est pas du tout le cas aujourd’hui. »  A. S

    20 MINUTES le jeudi 13 janvier 2011, une enquête d'Alexandre Sulzer

    « Je vois des mineurs, tous les mois arrivent de nouvelles têtes », confie David, 21 ans, qui se prostitue route de Suresnes (16e). Le bois de Boulogne est un lieu traditionnel de la prostitution masculine. Parmi ces garçons qui sortent des fourrés la nuit lorsque s’arrête une voiture, des mineurs. « Il est difficile de deviner précisément quel est leur âge mais pour certains, c’est évident qu’ils ont moins de 18 ans », témoigne Vittorio Barbotto, qui dirige l’association de terrain « Aux captifs, la libération ».

    Depuis un an, témoignent les maraudeurs, beaucoup de jeunes Roumains et Bulgares se prostituent. Des ados français aussi, en rupture familiale. « Le secteur de la place Dauphine est un lieu où tous ces jeunes se connaissent entre eux. En dehors, ils n’ont pas d’amis », décrypte Vittorio Barbotto. Le parcours de ces jeunes gens est souvent marqué par la drogue achetée avec l’argent des passes. « Elle leur permet d’être plus désinhibés pour aller au bois. » « Aux captifs, la libération  » dit avoir fait en 2010 quatre à cinq signalements auprès de la brigade de protection des mineurset deux auprès du parquet.

    Parmi les jeunes suivis, Patricia*. Le parcours de ce garçon de 17 ans qui se travestit est significatif des souffrances de ces ados que l’on retrouve en situation de prostitution. D’origine arabe, Patricia a fui à 14 ans sa famille d’une cité sensible des Yvelines, qui n’acceptait pas son homosexualité. Depuis, il fugue des différents foyers où il est placé. Ces lieux peuvent être pour lui un vecteur de violence en raison de son mode de vie. A. S.

    * Le surnom a été changé.

     

     

    20 MINUTES le jeudi 13 janvier 2011

    Alexandre Sulzer

     

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    " Chez les Tsiganes, une femme qui coupe sa chevelure est considérée comme une prostituée. Il y a plus de 50 ans, si l’une d’entre elles était infidèle, on lui coupait les cheveux.  "

    Vu sur le site : http://www.kadouchka.com

     

    Ce qui est contredit dans le film La Bohémienne avec Laurel et Hardy dans lequel ce dernier est le mari cocu à l'insu de son plein gré. Mais ce film comique n'a pas vocation à être ethnologique (scientifique) !

     

    " Réfractaires à la discipline imposée aux autres soviétiques, marginaux, errants, les Tziganes n'en ont pas moins des règles de morale strictes. Le divorce et la prostitution n'existent pas chez eux. "

    In, l'article de Georg Grüssau paru dans le magazine Géo n° 62, d'avril 1984

    Eh bien oui, c'est comme le nuage de Tchernobyl qui, quelques temps plus tard n'a pas dépassé la frontière allemande pour venir en France. La prostitution, c'est que chez les peuples qui n'ont pas de portes bien gardée, c'est bien connu !  ;-) D. Toulmé

     

     

     

     

     Mis à jour la dernière fois le 20/01/2011

     

     

     

    Liens :

    * Estelle nous en dit plus sur la prostitution chez les Tsiganes

    * Une coutume ancestrale chez les Tsiganes, les cheveux longs pour les femmes

    * Des magazines et des Tsiganes, une revue de presse mise à jour régulièrement

    * Droiture et piété ne sont pas des vains mots chez les Tsiganes

     

    * L'association Aux captifs, la libération qui rencontrent et accompagne les gens de la rue : http://www.captifs.fr/

    « HAREAU, RégisProverbes tziganes evene.fr »

  • Commentaires

    1
    visiteur_Stella
    Samedi 16 Août 2008 à 06:00
    Tu ne sais pas à quel point tu as raison en disant cela !
    Je te l'expliquerai un jour tikno béro.
    2
    oclaf
    Jeudi 6 Mai 2010 à 03:01
    la pédophilie n'existe pas non plus chez les tziganes
    3
    Jeudi 6 Mai 2010 à 11:04
    Il n'y a pas de raison pour que la pédophilie, comme la prostitution d'ailleurs (merci de lire l'article dans sa totalité), ne soit pas présente dans la communauté tsigane. Les Tsiganes, Roms ou Gitans sont des hommes et des femmes comme les autres. Ils ont leurs qualités et leurs défauts aussi et malheureusement.
    Tchoums à tous mes amis
    4
    N
    Jeudi 6 Mai 2010 à 12:14
    Prostitution, pédophilie et inceste sont des fléaux bien présents chez les tziganes, manouches gitans peu importe !
    Le problème c’est que la loi du silence sévit tout comme dans la plupart des familles gadjé.

    Caillié, le lien vers mon site concernant la prostitution chez les tziganes est erroné ( et pour cause…)Je vais remettre cet article en ligne sur FILLE DE L’ EAU et sans doute éclaircir davantage le sujet de sur la pédophilie dans notre communauté, par un autre article.
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