Soutien et encouragement aux peuples nomades. Ici on croque la culture des Voyageurs, Roms, Gitans, Tsiganes, Manouches, Romanichels, Yéniches, Sintés, Bohémiens, etc.
Par Caillie

Le Petit-Bard est une cité d'immigrés, devenu au fil des années, un ghetto.
Les familles dont la plupart sont marocaines ne veulent plus se laisser faire.
Pendant des années, des agents immobilier ont géré en tant que syndic cet ensemble d'environ 800 logements, d'une dizaine de blocs organisés en une seule copropriété et se sont fait de l'argent sur ses habitant de manière frauduleuse :
- surfacturation de travaux d'entretien et de réparation,
- prélèvements indus de charges aux habitants,
- fausses factures,
- réalisation de travaux par des sociétés amies,
- détournement de fonds.
En 2001, faillite du dernier syndic. Nomination par le tribunal d'un administrateur judiciaire. Plainte déposée par quelques dizaines d'habitants contre les trois derniers syndics.
Un expert a été mandaté par le juge pour enquêter sur les pièces comptables. Ses résultats ont confirmé les fraudes dont certaines relèveraient du pénal.
Le magistrat s'est contenté d'un rapport de police et a évoqué des abus de confiance ainsi que des fautes de gestion.
Fin décembre 2005, Stéphane Fernandez, avocat d'une quinzaine d'habitant du Petit-Bard a réclamé un approfondissement de l'enquête.
Refus du juge d'instruction.
Aujourd'hui, le quartier est délabré faute de travaux (argent disparu 160 000 euros, de l'époque des syndics). Mais l'administration judiciaire exige des charges très élevées afin d'éponger les dettes...
Article issu du quotidien Libération du jeudi 6 avril 2006, par Pierre Daum
Le site résistant de Petit-Bard :
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog