Soutien et encouragement aux peuples nomades. Ici on croque la culture des Voyageurs, Roms, Gitans, Tsiganes, Manouches, Romanichels, Yéniches, Sintés, Bohémiens, etc.
Par Caillie

Ce qui est mystérieux dans l'argot, c'est la façon dont il se transmet d'un groupe social à un autre et d'une génération à une autre. Mais les procédés de fabrication sont bien connus. Il y a d'abord l'utilisation de règles de transformation des mots, comme l'usage du suffixe "-ard", ou l'inversion des syllabes. Le verlan existe ainsi depuis le XVIIe siècle : dans les mazarinades, on disait déjà les Bonbours pour les Bourbons ! Il y a aussi des emprunts au vieil argot français - pensez au "daron", utilisé dès le XVIIIe siècle pour parler du maître et qui est aujourd'hui utilisé par beaucoup de jeunes. Dans certains cas, l'argot se construit grâce à des emprunts à des langues étrangères, comme l'arabe, l'anglais ou le rom. Une partie des terminaisons en "-ave" relève ainsi du rom. Mais pas toutes ! Dans certains cas, le "-ave" a été rajouté parce que cela sonnait bien.
L'argot vient-il toujours des marges de la société ?
Toutes les langues ont leur argot. Cela peut correspondre à de l'argot d'infraction où l'on se protège de la police grâce à un vocabulaire spécifique, qui a toujours été très riche (condé, schmitt, keuf...). Ou répondre à une logique identitaire, qui permet de se reconnaître. Pour moi, l'argot est à la fois à la marge et au coeur de la langue : on a tous besoin, à un moment, d'être hors normes, ce que l'argot permet. Mais c'est plus ou moins bien toléré socialement. Prenez le "Nique ta mère !". Cela signifie "Ta mère est une putain". Ce n'est pas anodin, mais ce n'est pas plus agressif que le "Putain, con !" si fréquent dans le sud de la France.
Tiré du site Dictionnaire de la zone : https://www.dictionnairedelazone.fr/
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Le parler tzigane : Chourave, pillave, marave… La plupart des argots européens ont emprunté des termes tziganes. Les chavs, probablement issus du romani chavo (garçon), popularisés depuis les années 2000 au Royaume-Uni, s'apparentent aux racailles. Mais c'est dans la jeunesse française que les mots roms sont les plus utilisés. Le traditionnel chourave pour dérober. Marave pour frapper. Pillave pour boire de l'alcool. Signe de cette popularité, des " faux-tziganes "" Nuit gravement à la santé " ; le verbe bedave, pour fumer, vient effectivement d'un mot-racine tzigane (bédo pour joint) mais n'a jamais existé sauf dans l'imaginaire adolescent. Tiré de l'article Tour d'Europe des mots d'ados paru dans l'édition du 05.06.09 du quotidien Le Monde
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Mis à jour partiellement le 6 janvier 2025 |
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