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    L'hospitalité de Noël

     

    ou la tradition des contes faisant intervenir des Bohémiens voleurs d'enfants

     

     

    Les péripéties de ce conte en bandes dessinées se situent en particulier à Clairval à une époque non mentionnée mais d'après les dessins, vers le bas Moyen Âge et début de la Renaissance. Pendant les fêtes de Noël, Renaud, le fils des châtelains Amaury et Yolande de Clairval, disparaît mystérieusement alors que la ville a ouvert ses portes en grands aux gueux de toutes origines.

     

    " On ne s'était pas trompé en portant les soupçons sur les Bohémiens. C'étaient bien eux qui, à la faveur de la nuit, avaient pris Renaud et l'avaient emporté. Séduits par la beauté et la grâce de l'enfant, ils comptaient en faire un baladin comme eux et tirer profit de ses talents.

    Enlevé de son lit et soumis à l'influence d'un narcotique que ses ravisseurs lui administrèrent, Renaud ne se réveilla que le jour suivant, au milieu du campement que les nomades venaient d'installer pour laisser reposer leurs bêtes de somme et préparer leur repas. En se voyant loin de son logis, de ses parents, environné de ces gens aux faces brunes, à l'accoutrement bizarre, aux manières rudes, le pauvre petit, épouvanté, poussa des cris, appelant sa mère et suppliant les Bohémiens de le reconduire auprès d'elle, mais ceux-ci, sans pitié, le menaçèrent et même le frappèrent pour le réduire au silence.

    Une des femmes de la tribu fut chargée de faire sa toilette. Elle lui frotta les joue avec une substance brune destinée à foncer son teint, teignit en noir ses belles boucles blondes et, lui ayant enlevé ses luxueux vêtements de velours et de soie, les remplaça par un costume de bohémien ; un bandeau rouge placé dans la chevelure acheva de changer l'expression de sa physionomie.

    [...]

    Une vie bien triste commença pour le pauvre petit Renaud. Il lui fallut prendre le langage, les coutumes, les habitudes des gens avec lesquels il vivait. Il lui fallut apprendre à chanter, à danser, à jouer de la viole et du tambourin. Il lui fut défendu, sous peine de corrections sévères, de parler de ses parents et de sa vie passée... "

     

    Dans Bernadette nouvelle série n°97 du 4 janvier 1925

     

     

    Une histoire très morale qui a pour but de culpabiliser les enfants, petits et grands, qui seraient tentés de côtoyer des voyageurs.

    L'enfant est nettoyé puis grimé à la manière d'un Tsigane maquignon qui déguise une carne en un fringant étalon

     

    Liens :

    Enlèvement d'enfants par des Bohémiens : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=980791

    Page antérieure de l'hiver 2006/2007 : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1313840

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