• Henri-Alban Fournier, dit ALAIN-FOURNIER

     

     

    Henri-Alban Fournier,  dit Alain-Fournier

    1886-1914

     

     

    * Le Grand Meaulnes, Émile-Paul Frères éditeurs, 1913

     

    [...] Des bohémiens sont venus à Sainte-Agathe. L’un d’eux est un étrange garçon qui révolutionne tout le bourg. Il organise avec l’aide des gamins du pays contre Meaulnes et François une sorte de guerre. Un soir avec sa troupe il donne à la maison d’école un simulacre d’assaut que la venue d’un paysan le force d’interrompre. Mais François et Meaulnes sortis pour poursuivre les assaillants tombent dans une embuscade.

    La paix ne tarde pas à se faire entre Meaulnes et le bohémien. C’est qu’il y a entre eux des liens secrets qu’ils découvrent. Le bohémien a été lui aussi dans le domaine merveilleux et il donne à son nouvel ami quelques indications - d’ailleurs encore insuffisantes - sur la route qui y conduit...

    Extrait de la présentation de Jacques Rivière, beau-frère et ami de l'auteur.

     

     

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    Deuxième partie du roman

    Le Bohémien

    François et Augustin essayent de localiser le château, mais n'y parviennent pas. Un soir du mois de février, intrigués par des cris et des coups de sifflet, ils sortent dans la rue mais tombent dans une embuscade. Un jeune bohémien au front bandé et des garçons du village leur dérobent alors la carte qu'ils ont commencé à reconstituer. Le lendemain, ce bohémien devient élève de l'école et s'impose bientôt comme un nouveau chef de bande. Le bohémien restitue à Meaulnes le précieux plan, complété par ses soins. François, Meaulnes et le "jeune homme au front bandé" se jurent amitié. " Soyez mes amis pour le jour où je serais encore à deux doigts de l'enfer comme une fois déjà… Jurez-moi que vous répondrez quand je vous appellerai …Vous Meaulnes, jurez d'abord ". Et les trois amis jurèrent. Le "jeune bohémien au front bandé" donne alors à Meaulnes l’adresse d’Yvonne à Paris.

    In, Wikipédia, l'encyclopédie libre, http://fr.wikipedia.org/

     

     

    Le Bohémien à l'école (2e partie, chap. 3), illustré par Gérard de Palézieux

    Édition suisse Henri Kaeser , Lausanne, 1947

     

     

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    " Les bohémiens ne tiennent pas une grande place dans le roman d'Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes. Pourtant, ils s'imposent dans le souvenir que l'on garde de ce roman comme des personnages essentiels. L'appellation bohémien n'a pas de contenu ethnique pour Alain-Fournier et évoque les thèmes de l'errance et de la clandestinité. L'A. relève tous les passages du roman concernant les bohémiens où, malgré leur silence ou leur disparition réelle, la présence des personnages reste très forte. Les bohémiens incarnent la structure même du roman : ils sont au croisement de l'imagerie la plus galvaudée et de la création la plus singulière. "

    In, Études Tsiganes, Patrick Williams, 1997 (vol. 9)

     

     

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           Dans une lettre qu'il avait écrite à son ami Jacques Rivière, le 26 décembre 1906 — ils avaient tous les deux vingt ans — il s'efforce de démêler les contradictions de ses attirances et de ses ambitions :


    « Ce pays n'est pas le mien
    parce que aucun pays n'est le mien,
    si ce n'est peut-être le bourg où je suis allé en classe et au catéchisme.
    [...]
    Merveilleux pays de mon cœur,
    Fez la lointaine n'est pas plus belle, ni plus ancienne,
    ni plus enfouie dans le mystère que vous.
    [...]
    Et pourtant il m'a semblé, ces jours derniers,
    qu'enfin l'immensité de ma petite campagne ne me suffisait plus.
    Pour qui saurait l'isolement, la gravité et le tendre ennui
    de cette haute maison dont je sors si peu,
    pour qui saurait l'insignifiance de la campagne d'alentour,
    la surprise serait minime
    et d'avoir résisté jusqu'ici je paraîtrais quelque peu ridicule...
    Mais je suis celui qui sait l'immensité
    et le mystère de toutes les vies.
    Je me disais un jour,
    que je serais le « nocturne passeur des pauvres âmes », des pauvres vies.
    Je les passerais sur le rivage de mon pays
    où toutes choses sont vues dans leur secrète beauté.
    [...]
    Partir et n'arriver jamais.
    Souffrir de l'inconnu, s'enivrer de toucher le mystère,
    souffrir de ne pas s'habituer.
    Partir, repartir, dormir sous le ciel, enveloppé de laine,
    sur des places de ville,
    repartir, caravanes, caravanes ! »

     

    In, Les chemins du Grand Meaulnes
    Causerie au Marché du Berry (place St-Sulpice à Paris) le 15 mai 2004
    par Michel Baranger

     

     

    Liens :

    * La page sonsacrée à Patrick Williams dans le site des Fils du vent sans pays

     

    * Le livre suivant 3 contes Tziganes, dans la Bibliothèque au petit bonheur chez Filsduvent.oldiblog : http://filsduvent.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1896869

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