• SIMENON, Georges

     

    Les Romanichels et Georges SIMENON*

     

                                        

    * Le mas Costefigues (1929)    


    Nouvelle

    Les enquêtes de l'inspecteur G.7

     

                  Le mas Costefigues est le neuvième volet d'une série de treize nouvelles qui font l'objet d'un concours hebdomadaire, primé en espèces. Chaque nouvelle s'étend sur deux numéros : dans le premier sont posés tous les éléments de l'énigme ; dans le second, en quelques lignes, est donné son dénouement.

     

    Gif d'Annelise

    L'Intrigue :
    Le 27 juin, au bord du canal qui relie Aigues-Mortes au Grau-du-Roi (Gard, France) un mas isolé appartenant à un certain Costefigues, d'Avignon, est cambriolé. Le fait est relativement banal, malgré la quantité d'objets dérobés (argenterie, fusils, linge, vêtements, bibelots de toutes sortes). En revanche, les circonstances ont mis en émois les autorités locales.

    En l'absence du propriétaire, le mas est occupé par un couple, qui sert à la fois d'intendants, de jardiniers et de domestiques. Pendant la nuit, ceux-ci ont été enfermés dans leur chambres à coucher : portes et volets bloqués par des traverses en bois depuis l'extérieur. De sorte que les cambrioleurs ont pu commettre leur forfait en toute quiétude.

    La police locale interroge vainement tous les vagabonds et bohémiens qui traversent la Camargue. Faute de découvrir le moindre indice, elle demande l'aide de la Police judiciaire de Paris et G.7 est envoyé sur place.

    Son intervention ne donne rien et après quelques jours d'enquête, il décide de rentrer dans la capitale. Avec lui, il emporte une inscription relevée sur les remparts d'Aigues-Mortes. Il ne réussit pas à la déchiffrer, mais est certain qu'elle lui révèlera la clé de l'énigme.

    Il y parviendra effectivement deux mois plus tard. Ce sont des romanichels qui ont fait le coup. Le début du message servait à recruter des hommes pour commettre le cambriolage et la fin indiquait que le partage du butin aurait lieu le 25 décembre.

    Les nomades qui vivent de larcins ont l'habitude d'être suspectés et fouillés à chaque fois qu'un cambriolage est commis. Ils avaient donc pris la précaution de fixer la répartition du produit du vol longtemps après celui-ci.

     

    Dans l'hebdomadaire « Détective », n° 54 (pages 14-15, énigme) et 56 (page 15, dénouement) des 7 et 21 novembre 1929 (soit 2 livraisons), sous le pseudonyme de Georges Sim.

     


     

    **********

    * Comme Johnny Hallyday il avait choisi la Suisse pour se reposer sur ses billets. Euh ! pardon ! Sur ses lauriers.

     

                              Simenon a tellement voyagé qu'il est étonnant que les populations nomades ne soient pas plus représentées dans ses romans. Ils faut dire que les femmes prenaient tellement de place dans ses voyages qu'il n'a guère eut le loisir d'apprécier d'autres paysages...   

     

     

     

     

    Ce récit est recueillis dans la collection "Tout Simenon" aux éditions Presses de la Cité  et Omnibus, tome 18. Egalement dans les oeuvres complètes de Georges Simenon parues aux éditions Rencontre (le tome VI, autrement appelé Les Treize mystères - Les treize énigmes - les treize coupables - Nouvelles exotiques.

     

     

     

     

    Photographie sur nocesdencre.ch

     

     

     

    Mise à jour, la fois dernière, le 3/05/2009


     

     

     

    Liens :

     

    D'autres numéros de Détective s'intéresseront aux Tziganes, en 1936 . Pas moins de 7 numéros leur seront consacrés

    « Violences policières, le hainième épisodeMagazines divers »

  • Commentaires

    1
    Caillie
    Jeudi 14 Août 2008 à 11:44
    Pour toute personne intéressée par la lecture du Mas Costefigues, un complément d'informations :
    http://www.toutsimenon.com/Oeuvre/Fiche_Livre.asp?Id=4138&retour=Lst_ToutSimenon.asp%3Fordre%3Dtome
    Tchoum à tous !
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